Après Copernic il y eut de grands débats pour savoir si les planètes tournaient vraiment autour du soleil, ou si la terre occupait le centre de l'univers, etc.
Pas la moindre allusion à une quelconque injustice qu'aurait subi le savant italien. Pourtant, en lisant la suite de l'ouvrage, on voit que le prix Nobel 1965 rend hommage aux découvertes de
Galilée.
Pourquoi ne s'indigne-t-il pas comme on sait si bien le faire en France ?
Parce que Feynman sait qu'à cet époque la mécanique céleste n'est étudiée que d'un point de vue cinématique. C'est à dire que les savants s'intéressaient uniquement aux mouvements des corps
célestes sans tenir compte des causes de ces mouvements.
Or dans une approche cinématique on peut utiliser indifféremment les référentiels géocentrique et héliocentrique. Ce dernier référentiel restant plus intéressant en raison d'une plus grande
simplicité des équations.
Dans cette optique, il n'y avait pas de raison d'imposer le modèle héliocentrique, en particulier dans le domaine de l'exégèse, comme l'aurait voulu Galilée.
Au XIIIème siècle Saint Thomas d'Aquin écrivait :
En astronomie, on pose l’hypothèse des épicycles et des excentriques, parce que, cette hypothèse faite, les apparences sensibles des mouvements célestes peuvent être sauvegardées ; mais ce n’est
pas une raison suffisamment probante, car elles pourraient être sauvegardées par une autre hypothèse (Somme Théologique, Ia, q. 32, a1, ad 2)
On pouvait en dire autant de l'hypothèse héliocentrique au XVIème siècle.
Il faudra attendre Newton (1643-1727) pour que les causes du mouvement soient étudiées, ce qui mena à la validation du modèle de Copernic.
Par Dr Vincent
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Publié dans : Lois physiques
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